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Que faire en cas de violences conjugales à Singapour


Dans le monde de l’expatriation, que nos amis restés en France pensent doré, il y a des sujets extrêmement graves. L’un d’eux est celui des violences conjugales.

Vers qui se tourner, que faire, quelles preuves réunir ?

Chaque situation étant différente, ici quelques informations pour aider celles et ceux qui sont victimes ou qui connaissent des victimes de violences conjugales. Celle-ci peuvent prendre plusieurs formes : violences physiques, psychologiques, agressions verbales, harcèlement…

Un premier conseil : Ne pas prendre les agressions verbales à la légère. Il s’agit de réelles violences et si l’agression verbale ne mène pas toujours à la violence physique, la violence physique est TOUJOURS précédée de la violence verbale. Si vous êtes dans ce cas, cherchez de l’aide dès à présent.


Les premiers reflexes, en cas de violence physique, même si on pense que « cela n’arrivera plus », il est nécessaire de

  • Déposer une plainte ou une main courante au commissariat. A Singapour, le Consulat n’est pas autorisé à prendre des plaintes, il faut impérativement se tourner vers la police singapourienne.

  • en cas de traces de violence physique, voir un médecin (le plus tôt possible) et expliquer ce qui s’est vraiment passé,( et non que « vous êtes tombé dans les escaliers »).

  • Garder toutes les preuves (excuses écrites après les évènements, témoignages, photos des coups et blessures,…) en lieu sûrs. Ne pas oublier que les téléphones portables, ainsi que les ordinateurs peuvent facilement être espionnés. En cas de doute, utilisez un autre téléphone connu de vous seul(e), un mail mis en place pour l’occasion, envoyez toutes les preuves et pièces à plusieurs personnes de confiance pour qu’elles les gardent pour vous en lieu sûr.

Ces preuves pourront s’avérer importantes si vous décidez d’aller en Justice.


A Singapour, une procédure de protection est ouverte pour les victimes de violences conjugales (couples mariés, ascendants, descendants,) qui s’appelle le Personal Protection Order (PPO)

Dans le cas du concubinage, il ne s’agit plus de violence familiale selon le droit singapourien et l’acte devient une offense pénale.


La procédure qui commence par de la médiation et peut aller jusqu’à une décision judiciaire, revient à un « avertissement ». En cas de récidive, l’agresseur sera condamné à une amende et éventuellement à de la prison ferme (jusqu’à un an). La Family Court peut également décider d’une exclusion du domicile conjugal (Domestic Exclusion Order) en cas de danger imminent ou s’il y a eu un PPO non respecté.

En cas de blessures importantes, le Code Pénal prend le relai et conduit à des peines de prison plus sévères.


Pour être informé sur ces procédures, consulter un avocat ou des associations de protection comme AWARE.


Peut-on quitter le domicile conjugal en cas d’urgence ?


Quitter temporairement le domicile conjugal est possible mais, au regard du droit français, il vaut mieux aller faire une main courante au commissariat en expliquant la raison du départ et garder le récépissé, ainsi que de faire constater les violences par un medecin et garder le certificat médical.


En résumé,

  • Toujours une bonne idée :

  • se faire épauler par un psychologue (le réseau des psychologues français est très soudé autour de ces problèmes),

  • consulter un avocat, faire connaitre sa situation au consulat,

  • en situation de crise ne pas hésiter appeler la police singapourienne sans attendre,

  • contacter les associations d’aides aux victimes comme AWARE.

  • Jamais une bonne idée : quitter Singapour avec ses enfants sans aucune précaution juridique.


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